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La Compagnie des Snapshoters a pour but de diffuser et de promouvoir les ‘snapshots’ (photographies de famille) par le biais d'expositions et de publications.

La Compagnie des Snapshoters est une association qui s'est formée autour d'une passion commune : la photographie ou plus précisément les ‘snapshots’, terme anglo-saxon désignant les photographies de famille. Souvent laissés pour compte, ces clichés d'amateurs recèlent parfois de véritables trésors à qui sait prendre le temps de bien les regarder. Outre leur fonction première de mémoire familiale, ces photographies ont aussi un aspect documentaire indéniable : clichés de voyages, monuments ou habitations aujourd’hui disparus, elles peuvent également être un témoignage de l’histoire (guerres, etc.)…

Si ces documents sont maintenant bien exploités par les historiens, il reste toutefois un aspect important sur lequel peu de personnes se sont attardées ; il s'agit de l'esthétique particulière que peuvent dégager ces images. Rappelons-le, ces clichés sont réalisés par des amateurs, des ‘photographes du dimanche’. Si la plupart des clichés peuvent paraître banals, l'inexpérience ou le hasard faisant, on y trouve parfois des images surprenantes et peu conventionnelles, ou tout au contraire des clichés dignes des plus grands professionnels du huitième art. Ce sont précisément ces prises de vue qui nous intéressent et que nous essayons de promouvoir, notamment grâce aux publications de la Compagnie des Snapshoters.

Depuis nos premières éditions, le diptyque s'est imposé comme le moyen efficace et ouvert de présentation des photographies.

Après avoir défini un cahier des charges en rapport avec nos envies et les spécificités du snapshot – l'image est reproduite dans son intégralité (bords inclus), seule sur une page, sans texte… –, le diptyque nous est apparu comme une évidence. Les deux images, face à face, se confrontent autant qu'elles se rencontrent et, dans cet écho mutuel, une narration se crée. Sans légende contextuelle ni texte subjectif, c'est au “regardeur”, au travers des similitudes de deux images en regard (cadrage, symétrie, motif, technique…) et de son propre imaginaire, de laisser se “fabriquer” sa propre histoire.